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4 technologies pour soulager le personnel en EHPAD

Le 06/05/2019
DFree - 4 technologies pour soulager le personnel en EHPAD

En 2010, le foyer du Romarin de Montpellier était le premier EHPAD français à introduire une tablette au sein de son établissement. Quelques années plus tard, d’autres établissements suivirent son exemple avec entre autres des montres connectées ou bien des balances intelligentes. On s’aperçût en effet, que les bénéfices de la technologie étaient plus nombreux qu’espérés face à une population vieillissante. Elle prodiguait au résident du confort et de la convivialité. Elle l’aidait à bien vieillir. Elle brisait encore les cercles vicieux de la solitude. Au delà de leur dimension ludique, on s’aperçut par ailleurs que les outils technologiques pouvaient considérablement améliorer les soins des individus en EHPAD qui disons-le sont plus dépendants que par le passé. En effet, les résidents arrivent de plus en plus âgés en maison de retraite. Selon la DREES, la moyenne d’âge à l’entrée en 2015 était de 86 ans. Face à ce vieillissement, les outils technologiques peuvent aussi soulager le personnel soignant. 4 sont incontournables face aux problématiques majeures rencontrées par les EHPAD parmi le sommeil de nuit, la boisson, l’excrétion urinaire, et la mobilité.

Optimiser la surveillance de nuit

La nuit en EHPAD, les effectifs sont plus réduits qu’en journée. Il arrive que certains éléments échappent à la vigilance des soignants. Il n’est pas non plus aisé de prodiguer des soins la nuit en fonction du rythme de sommeil des résidents. Des capteurs de sommeil tels que Nemuri Scan développé par Paramount Bed permet d’optimiser les soins sanitaires de nuit. Glissé directement sous le matelas, il mesure respiration et rythme cardiaque. Les données sont collectées à distance par un boîtier. Lors d’un changement d’activité soudain, un système d’alarme informe le personnel soignant d’une conduite anormale.

Anticiper la déshydratation

De la même façon, s’il est facile de connaître ce que mangent les résidents, il est en revanche plus difficile pour le personnel de connaître avec précision ce qu’ils boivent, et en quelle quantité. Surtout lors de périodes caniculaires. Or, pour traiter de déshydratation et même d’incontinence, ces informations sont primordiales. Dans un cas comme dans l’autre, boire trop ou trop peu a une incidence sur la vie des patients. Pour se faire, la startup Auxivia a développé des verres connectés. Ils enregistrent les prises hydriques pour les transmettre aux soignants. Le cas échéant, ils s’allument pour rappeler au résident de boire davantage.

Prévoir l’incontinence urinaire

Difficile aussi de prévoir quand un résident incontinent doit se rendre aux toilettes pour uriner. Or, cette méconnaissance augmente les risques de fuites urinaires. Elle augmente les toilettes matinales du personnel et diminue le temps assigné à d’autres tâches. L’objet connecté Dfree fonctionne comme un échographe. Son capteur utilise un système d’ultrasons pour suivre l’évolution de la vessie, son taux de remplissage et prévenir l’aide-soignant lorsqu’un résident doit se rendre aux toilettes. Discret, l’appareil de 91g n’a rien d’intrusif et respecte l’intimité des résidents.

Superviser les déplacements

Enfin, lorsque les soignants sont occupés ailleurs, pouvoir superviser la mobilité de l’ensemble des résidents est souhaitable pour assurer leur sécurité. Ceci afin de prévenir les chutes, les crises cardiaques la désorientation ou encore les fugues. Des outils comme Geo Sentinel et G activ le permettent aisément. Plus précisément, la startup Géo Sentinel livre des montres, bracelets ou médaillons qui permettent d’envoyer des alertes lors de chutes ou fugues. Tout en rassurant les proches.

Dans l’imaginaire collectif, on entend souvent dire que la technologie peut remplacer la main humaine. En EHPAD, c’est tout aussi faux qu’impossible. La technologie ne peut pas réaliser une toilette. Elle ne peut pas relever un patient qui trébuche. Elle ne peut pas lui prodiguer les premiers soins. En revanche, ce qu’elle peut surtout faire c’est soulager le personnel médical. Quand on sait que le taux d’occupation des EHPAD en France est de 98%, le travail ne manque jamais. Avec l’aide de petits outils, qui agissent sur l’anticipation, la prévention et la collecte de données médicales, elle peut rendre un visage plus humain à la relation soignant – patient, en leur dégageant du temps. Tout en relevant le défi d’une décennie : pouvoir faire face au vieillissement de la population.

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