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Deux bonnes pratiques à partager pour les résidents en EHPAD

Le 12/04/2019
Deux bonnes pratiques à partager pour les résidents en EHPAD - DFree

Selon l’INSEE, en 2025, la part des 75 ans et plus atteindra les 10% de la population française. Alors qu’en 2019, les EHPAD font face à une situation tendue, les établissements investissent beaucoup d’efforts en parallèle pour améliorer la prise en charge des résidents. En effet, on parle peu des comportements qui sont très appréciés des résidents en EHPAD. On vous le disait, depuis la création de DFree, nous avons pu rencontrer de nombreuses EHPAD et donc de nombreux aides-soignants et résidents lors de nos visites au Japon. Là-bas, nous avons remarqué que deux pratiques apportaient particulièrement de la satisfaction aux résidents. Etre mis au centre du dispositif de soin et, par-dessus tout, être compris.

Offrir la vie qu’un résident souhaite avoir en EHPAD

Pour un résident, vivre en EHPAD, c’est adopter la plupart du temps un nouveau rythme. Un rythme institutionnel cadencé par la toilette, les activités, les repas et le coucher. Dès l’entrée en EHPAD, cette adaptation dans un lieu collectif peut désorienter le résident.

Pourtant, ces établissements parviennent à réconcilier le rythme institutionnel et le rythme de vie des résidents. Ils vont comprendre les besoins spécifiques de la personne en leur offrant du mieux possible la vie qu’ils souhaiteraient avoir et en respectant autant que faire se peut les modalités de sa toilette, ses loisirs ou encore les rituels de chacun. En un mot, en personnalisant les soins à la personne. « Si la personne dort, on ne la réveille pas. Si elle se réveille à 10h, ou à 11h, on vit au rythme du résident. Il n’y a pas une journée pareille, on vit au rythme du résident. Ce n’est pas lui qui s’adapte à nous, c’est nous qui nous adaptons à eux » raconte Marie Pierre, aide-soignante dans l’EHPAD de Commequiers, qui a récemment obtenu le label Humanitude.

Comprendre un résident incontinent

Pour personnaliser les soins et la vie en EHPAD, ces établissements basent l’accompagnement du résident sur une compréhension double : subjective et objective.

La compréhension subjective se construit dès le premier jour d’arrivée. Le futur patient accueilli par le personnel de l’hôpital passe un entretien, qui n’est pas que d’ordre médical, mais aussi biographique. Quelle est leur histoire de vie, leurs habitudes ? Qu’aiment-ils ? Que n’aiment-ils pas ? Apprécient-ils la compagnie ou bien la solitude ? Quels loisirs avaient-ils avant leur admission ? Cette première entrevue est, pour ces établissements, cruciale pour que le résident se sente libre d’exprimer par la suite ses besoins et ses désirs, et se sente libre d’évoquer des sujets plus sensibles comme l’incontinence urinaire.

La compréhension objective s’appuie sur le suivi et l’observation quotidienne du résident. Combien de fois se rend-il aux toilettes ? À quelle heure se lève-t-il le matin ? Est-il en train de perdre son autonomie ? À quelle fréquence participe-t-il aux activités ? Le but étant également de récolter des données médicales auprès de docteurs, afin de suivre l’évolution de la santé des résidents et mettre à jour leurs diagnostics. Cette double compréhension permet au personnel de remettre le patient au centre du dispositif médical de soin.

Comme nous l’avons observé, la personnalisation des soins et la compréhension apportent beaucoup de satisfaction aux résidents. Elles ne suffisent pourtant pas dans un environnement de travail à flux tendu, où 55% des résidents en 2016 étaient toujours dans un état de grande dépendance. « Il y a trop de travail, il faut que toutes les toilettes soient faites dans la matinée sans que l’on prenne en compte les imprévus. On a l’impression que chaque minute est comptée. » témoigne Laëtitia 31 ans. D’où l’importance de trouver des solutions modernes, innovantes et plus efficientes.

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