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EHPAD : technologie et data au service des soignants

Le 22/05/2019
DFREE EHPAD : technologie et data au service des soignants

La bonne transmission d’informations entre résidents et soignants assure le fonctionnement optimal des soins en EHPAD. Elles revêtent par ailleurs un caractère nettement stratégique. Réglementées depuis peu avec l’arrivée de la RGPD, les transmissions de données organisent le suivi des soins sanitaires au sein de la structure. Elles permettent d’attribuer au patient un traitement adapté, avec la bonne posologie, et parfois d’avoir une idée de l’observance du patient. La question revêt d’autant plus d’importance au regard de l’incontinence urinaire. Car sa gestion relativement chronophage nécessite davantage d’implication et de coordination (toilettes, accompagnement physique, anticipation). Mais voilà, toute transmission dépend de deux facteurs : la parole du patient, qui peut se taire par pudeur, et la bonne réception de l’information par les équipes soignantes qui manquent parfois de temps. Comment mieux communiquer sur l’incontinence urinaire ? Comment évaluer et mieux visualiser la vessie pour rendre les soins plus efficients ? Une piste : pensez technologie objective.

Un manque de communication

L’incontinence urinaire pose souvent des problèmes de communication entre résidents et soignants. Du côté du résident, l’incontinence urinaire est un sujet sensible. Selon l’Association Française d’Urologie, seuls 25 à 30 % des patients incontinents osent en parler à un médecin. Soit un patient sur 4. Parce qu’elle touche à des instincts primaires, un patient ne va pas naturellement révéler des informations concernant sa vessie sans y être invité. Et quand bien même, le patient peut parfois dissimuler par pudeur des informations qu’il juge gênantes.

Pour le soignant, le recueil d’informations n’est donc pas plus aisé. Difficile également d’évaluer de l’extérieur la situation, alors même que sa bonne connaissance est primordiale dans la gestion de cette pathologie. En effet, sa prise en charge est chronophage (toilettes, accompagnement physique). Selon une étude menée par Pantxika Hitta et Jean-François Goutenegre de l’hôpital Cohin en 2017, 19 EHPAD sur 25 estiment qu’une des raisons de la mauvaise transmission d’informations repose sur le manque de temps. Or, cette perte d’information a deux effets fâcheux : d’une part empêcher le personnel de connaître avec justesse son patient, et de l’autre, le patient peut se sentir mal lorsqu’une de ses requêtes n’est pas accueillie comme il le souhaiterait (aller aux toilettes plus souvent par exemple).

Le recours à la technologie ?

Ce manque de communication peut déjà se résorber humainement. En mettant le résident davantage en confiance pour libérer sa parole, mais aussi en collectant des informations qui soient les plus objectives possibles pour désamorcer la gêne : capacité d’évacuation de l’urine, fréquence de miction, volume, etc. Selon l’étude citée, 24 EHPAD sur 25 estimaient qu’une transmission plus ciblée des informations est très importante.

Collectées par le patient ou bien par le soignant selon le degré d’autonomie, sur papier ou via des journaux de bord numériques, ces informations sont basiques et permettent une bonne estimation de l’état du patent. En revanche, la collecte requiert un temps certain et une participation active des deux parties qui, on l’a vu, fait parfois défaut.

Dans ce cas, le recours à la technologie peut faciliter, fluidifier l’échange et l’accès à ces informations. L’une d’entre elle est la nôtre : Dfree. L’objet connecté que l’on propose repose sur un capteur qui permet trois choses : collecter des informations sur les rythmes mictionnels, visualiser en temps réel l’état de la vessie et transférer les données directement aux soignants.

La bonne information objective, efficace, non-intrusive ainsi que sa circulation optimale en EHPAD pour tous les acteurs de santé est à la source de soins plus efficients. D’où l’importance d’une collecte minutieuse, humaine et surtout technologique pour reconnecter l’écoute du soignant à la parole du patient. Mais aussi assurer le défi du XXIe siècle : bien vieillir dans une société où la population des plus de 60 ans doublera d’ici 2050 à en croire l’OMS.

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